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Preview - Hungry Horrors : nourrir les monstres, ou finir au menu

Hungry Horrors a une idée simple et un peu sadique : ici, on ne terrasse pas les monstres, on les nourrit...

...Et si l’assiette ne colle pas à leurs caprices, ce n’est pas un “game over” abstrait. C’est juste que la créature se rapproche, pas à pas, jusqu’à vous rappeler que vous êtes, vous aussi, au menu. Le jeu de Clumsy Bear Studio débarque en Early Access sur Steam le 19 janvier 2026.

découverte d'un légume en argent

Hungry Horrors est un roguelite deckbuilder, mais avec une cuisine comme arme principale. Avant de partir en expédition, on se retrouve dans un château où l’on assemble son deck à partir de recettes disponibles: des plats “traditionnels” britanniques et irlandais, transformés en cartes. En run, la main est lisible et directe (cinq cartes à disposition), chaque plat affichant sa valeur de “faim” (les dégâts, en gros) et sa saveur. Le principe est de remplir l’estomac du Horror d’en face avant qu’il ne comble la distance qui vous sépare.

Nourrir pour tenir à distance

La distance, justement, donne à Hungry Horrors un rythme particulier. Un ennemi n’est pas seulement une barre de vie (à remplir, et non à vider !) : c’est une menace qui avance, avec une fenêtre de tours à exploiter. Servir la bonne saveur au bon moment fait “digérer” le plat et alimente une chaîne de combos. Cette chaîne devient votre moteur : plus elle grossit, plus la pression retombe, parce que chaque tour réussi consolide l’avantage. À l’inverse, rater la saveur attendue peut provoquer un rejet violent : la chaîne s’effondre, et avec elle une partie des bonus accumulés. Sur une run, on se surprend vite à jouer à la fois l’optimisation (monter une chaîne) et la gestion des risques (ne pas la faire tomber au mauvais timing).

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un combo dévastateur qui fini de remplir la panse de l'Horror!

La bonne surprise, c’est à quel point le jeu sait renouveler ce squelette sans noyer le joueur sous les règles. Après chaque monstre, Hungry Horrors propose des choix d’épices et d’améliorations, qui servent à “tordre” vos plats dans une direction. Le plat compte, mais l’effet compte souvent encore plus : gagner de l’or à la dégustation, préserver une chaîne de combos même si la saveur servie n’est pas la bonne, booster la valeur du combo, récupérer de l’endurance, purger des malus, etc. L’impression qui domine en jeu, c’est celle d’un deck “cuisiné” au sens propre : on part avec une base, puis on assaisonne à vue selon les menaces rencontrées.
La structure des biomes soutient bien cette montée en puissance. L’Early Access est annoncé avec cinq environnements (Caves, Woods, Bogs, Meadows et Town). Dans notre session, quatre étaient accessibles (grottes, bois, marais, prairie), avec un cinquième encore verrouillé. Chaque biome se présente comme une petite traversée ponctuée de “tableaux” et d’embranchements : sanctuaire pour souffler, tanière pour le butin, portes vers des récompenses plus agressives. Le sanctuaire, notamment, joue le rôle du pit-stop : une statue de chat permet de récupérer une partie de l’endurance, ce qui transforme certaines routes “dangereuses” en paris plus acceptables.

Côté bestiaire, le jeu pioche dans le folklore avec une vraie gourmandise, et pas seulement pour l’habillage. Certains Horrors imposent un tempo, d’autres cassent votre économie : Pùca vole des objets et tente de prendre la fuite, ce qui force à accélérer le plan de jeu au lieu de construire tranquillement sa chaîne. Parmi les rencontres marquantes de la session : Grendel, Black Annis, Jenny Greenteeth, Knucker, mais aussi Alp Luachra, Gryndilow et Nuckelavee. L’EA promet au total 20 créatures, chacune avec une animation de fin dédiée, ce qui laisse de la marge pour varier les “match-ups”.
À côté du run pur, Hungry Horrors pousse aussi une progression plus durable, à base d'ingrédients en argent qu'on ramnera de vos ballades. Même après une défaite, certaines trouvailles enrichissent votre réserve au château, et certains artefacts peuvent être déverrouillés pour devenir des options pérennes. Sur nos parties, Excalibur ressort comme un artefact immédiatement lisible : a chaque combat, la distance qui nous sépare de l'Horror est augmenté de 1..., donc une marge de manœuvre supplémentaire non négilgeable sur la durée. 

Techniquement, le jeu vise juste : pixel-art propre, ambiance “16-bit” assumée, et une musique (une seule piste dans la version testée), qui sait être discrète puis se tendre quand il faut. L’Early Access annonce cinq pistes originales composées pour le jeu. Sur PC comme sur Steam Deck, l’ensemble tourne sans histoire et reste lisible, y compris en jeu manette. 

Hungry Horrors accroche par ce mélange de tension “positionnelle” (la distance), de construction de moteur (la chaîne de combos) et de micro-décisions gourmandes (épices, artefacts, cookware, potions). L’Early Access est annoncé comme déjà conséquent : cinq biomes, 42 plats, sept NPC “légendaires” et tout un attirail d’améliorations à combiner. Reste maintenant à voir si l’équilibrage des saveurs, la variété des menaces et la clarté de certains effets tiendront la distance sur la durée, quand la nouveauté laissera place à l’optimisation pure.

Verdict provisoire

Hungry Horrors a déjà ce petit truc rare des roguelites qui donnent envie de relancer “juste un run”. La tension liée à la distance, la chaîne de combos à protéger, et surtout la couche d’“assaisonnement” (épices/effets qui transforment une recette banale en carte-clé) posent une base solide et assez originale pour le genre. Le jeu est lisible, tourne propre sur PC comme sur Steam Deck, et le bestiaire/folklore apporte une vraie personnalité.
Je n'y ai sincèrement trouvé aucun défaut, le seul qui pourrait persister serait la tenue du concept sur la longueur, au bout de 8h de jeu, je n'ai qu'une idée, c'est de replonger dans le titre, un futur incontournable de la scène indé !

Hungry Horrors

Hungry Horrors

Dev Clumsy Bear Studio
Éditeur Clumsy Bear Studio
Sortie Sorti le 19/01/2026
Plateforme PC-Windows
Genre Stratégie-RPG

Hungry Horrors est une aventure de cartes inspirée du folklore britannique et irlandais. Le jeu mêle construction de deck, cuisine et narration, avec une progression roguelite permanente. Nourrissez...