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Dungeons and Warbands - Une ambition tactique encore prisonnière de ses angles morts

Entre dungeon crawler, gestion de troupe et monde ouvert médiéval, Dungeons and Warbands vise large. En accès anticipé, le projet affiche de vraies idées, mais aussi de sérieux défauts de lisibilité

Avec Dungeons and Warbands, le développeur solo Omer Erenturk tente un mélange rarement discret : un dungeon crawler en grille au tour par tour, une structure de monde ouvert, de la gestion de troupe, du commerce, des quêtes et des affrontements plus larges contre des bandes ennemies. Le jeu est sorti en accès anticipé le 11 mars 2026 sur Steam, avec l’idée de proposer dès maintenant une base complète, puis de l’étoffer pendant encore un à deux ans. L’ambition est réelle. Le jeu promet déjà un monde rempli de villes, grottes, donjons et factions, avec un système de combat qui mise sur les blessures localisées, les couches d’armure et la composition d’une petite warband. Reste que cette richesse a un coût immédiat : lors des premières heures, Dungeons and Warbands donne surtout l’impression d’un projet encore trop raide, trop opaque et trop peu agréable à manipuler pour révéler rapidement ce qu’il a dans le ventre.

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Un projet qui voit grand

Dungeons and Warbands a de quoi intriguer. Le jeu mélange exploration d’un monde ouvert low fantasy, visites de villes, descentes dans des donjons, recrutement de compagnons, commerce, quêtes et affrontements contre des bandes ennemies croisées sur la route. L’aventure peut se vivre en solitaire ou à la tête d’une petite troupe, avec des alliés humains ou non humains comme des gobelins et des minotaures. Les combats cherchent aussi à se distinguer avec un système de blessures localisées, des membres touchés séparément et une gestion d’armure plus détaillée que la moyenne. Gambison, mailles et plaques ne couvrent pas les mêmes zones et ne réagissent pas de la même façon selon le type de dégâts encaissés. L’ensemble vise donc une approche plus rugueuse et plus systémique qu’un simple crawler médiéval classique

Une prise en main qui refroidit vite

Le problème, c’est que cette richesse ne se traduit pas encore par une expérience fluide. Plusieurs retours publiés sur la communauté Steam pointent un combat jugé peu intuitif, une interface très rude à lire et des systèmes mal expliqués, au point de freiner dès les premières minutes. Un avis négatif publié le jour de la sortie évoque aussi des bugs gênants, des difficultés à gérer les compagnons, une logique de groupe peu claire en combat et des retours en arrière frustrants sur la carte après certaines batailles. De son côté, le développeur corrige déjà à cadence rapide plusieurs défauts techniques et ergonomiques : bug de sauvegarde d’état des donjons, rare crash lors d’une rencontre avec une warband, dissociation du zoom et du scroll d’interface, correctifs d’objets et de compétences, ajout d’un réglage pour réduire la vitesse des mouvements de caméra et correction du curseur matériel. Ce rythme de patchs dit deux choses à la fois : le suivi est bien là, mais l’accès anticipé arrive aussi avec un vrai passif de frottements.

Un accès anticipé qui ressemble vraiment à un accès anticipé

Le développeur l’admet lui-même : la sortie est arrivée plus tôt qu’il ne l’aurait voulu, pour des raisons financières, et il présente cette version comme une étape de travail plus que comme un produit pleinement abouti. Dans sa feuille de route immédiate, il évoque déjà l’ajout de chevaux, de casques, de diplomatie avec les warbands, de systèmes de conquête, de nouvelles races, de nouvelles spécialisations comme nécromancien ou druide, ainsi qu’un effort de localisation qui n’est pas encore prêt. Le message est honnête, mais il confirme aussi ce que la première impression laisse sentir manette ou souris en main : Dungeons and Warbands n’en est pas encore au stade où sa richesse mécanique suffit à compenser sa rudesse. Aujourd’hui, il attire davantage par ce qu’il pourrait devenir que par ce qu’il offre avec assurance dans ses premières heures

Une preview prudente donc...

Dungeons and Warbands a pour lui une vraie identité et une ambition qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main. Le mélange entre combat tactique en grille, blessures localisées, gestion d’équipement détaillée et exploration libre lui donne un relief que beaucoup de productions plus sages n’essaient même pas d’atteindre. Mais dans son état actuel, le jeu reste trop heurté pour qu’on parle déjà d’une recommandation sereine. L’interface, la lisibilité des affrontements et plusieurs points de friction relevés par les joueurs comme par le développeur lui-même empêchent encore l’ensemble de prendre sa pleine mesure. Pour l’instant, c’est donc moins un coup de cœur caché qu’un projet à surveiller, à condition d’accepter une vraie rugosité de lancement

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À propos du studio

Omer Erenturk développe et édite seul Dungeons and Warbands. Le jeu est disponible en accès anticipé sur Steam depuis le 11 mars 2026, avec un développement prévu sur encore un à deux ans afin d’étoffer le contenu, d’équilibrer les systèmes et d’améliorer l’ergonomie générale

Dungeons and Warbands

Dungeons and Warbands

Dev Omer Erenturk
Éditeur Omer Erenturk
Sortie Sorti le 11/03/2026
Plateforme PC-Windows
Genre Action-RPG

Un jeu d'exploration de donjons au tour par tour, rapide et basé sur une grille, dans un monde ouvert regorgeant de villes, de grottes et de donjons à visiter ou à piller. Jouez en solo ou menez vo...